Graphisme responsable et innovant !

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29 Janvier 2018

| Créer son logo sans être du métier |

Impossible quand on n’est pas graphiste de créer son logo percutant et adapté ?

Un logo très personnel

Un peu d’accompagnement, de la détermination et pas mal d’essais plus tard, Isabelle, créatrice de bonbons artisanaux haut de gamme, démontre le contraire en signant son logo revisité. Le nom de son entreprise, située en Afrique du Sud, était « French Confiserie » mais après quelques questionnements et un sondage aussi artisanal que ses bonbons auprès de son entourage, Isabelle décide de changer de nom pour quelque chose de plus personnel. Son activité se nomme alors « Isabelle bonbon » mettant ainsi sa créatrice sous les feux des projecteurs. Une illustration de l’idée répandue qui veut que l’on n’achète pas un produit ou un service mais la personne qui en est à l’origine.

Logo de confiserie artisanale

Le geste du calligraphe

J’ai beaucoup aimé cette véritable collaboration avec Isabelle sur le travail de sa signature. Nous avons cherché, creusé, peaufiné… pour arriver à un certain dépouillement plein d’assurance et d’élégance dans un geste fluide et vif. Il était essentiel qu’Isabelle reste déterminée après ses premiers jets pour oser en refaire de nouveaux, car la différence entre un logo équilibré et fort et un autre où le doute persiste toujours se fait justement dans les essais supplémentaires et les derniers ajustements.

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27 Novembre 2017

| Cartes de visite en feuilles d'arbre |

Dès sa création, l’entreprise doit aujourd’hui prendre en compte le critère environnemental. Même les secteurs a priori peu impactant - tel que le graphisme - peuvent améliorer leurs pratiques et se mettre en quête d’idées nouvelles.

Cartes de visite en feuilles d'arbre

Feuille de visite

La communication responsable

La dimension écologique

Dès le début, en créant Anne and Graph, il était question de réfléchir à l'impact environnemental de la communication. Pour se faire je m'appuie sur les recommandations de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) publiées dans le guide de l’éco-communication consultable en ligne et je favorise des partenaires responsables. L’idée est de changer les approches marketing pour y inclure la composante écologique désormais indispensable dans le monde de demain. Le graphisme lui-même peut être amené à être repensé ; un document destiné à l’impression cherchera à éviter les aplats de couleur par exemple. S’il doit devenir une référence à long terme, des stratégies peuvent être mises en place pour éviter une obsolescence trop rapide dudit document.

La tonalité du message

La communication responsable intègre la tonalité du message. Celui-ci ne saurait céder à la facilité d'un humour oppressif ou de l'usage du corps féminin pour mieux vendre. La communication visuelle des entreprises et des associations a une place très importante dans notre société de l'image, elle la reflète et l'impacte fortement. Il est du devoir des communiquants de faire parler des entreprises avec éthique et honnêteté. Oui, avec honnêteté, exit le green-washing, donc, qui dupe le consomm'acteur et est un véritable frein à la transition écologique.

L'innovation créative

La contrainte que semble représenter cette vision de la communication doit être vue, au contraire, comme un accélérateur de créativité. Sans contraintes, dit-on, pas d’innovation. On peut tout imaginer. Comme des feuilles d’automne en guise de cartes de visite. Pas d'arbres coupés (ni privé de ses feuilles, celles-ci sont ramassées une fois tombées), pas de processus de transformation pour obtenir le papier, nécessitant d'importants prélèvements d'eau, des opérations de blanchiment etc, et pas d'encre non plus : on utilise ici la technique de la découpe laser. Encore artisanal, le travail des feuilles pour leur conservation ainsi que leur découpe demandent un visuel très simple et un minimum d'information, mais l’originalité des cartes ainsi créées sera à même de faire parler de l’entreprise jusque sur les réseaux sociaux.

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8 Janvier 2017

| L'importance d'un bon visuel |

L'importance d'un bon visuel

Se démarquer

Un bon visuel comme un bon slogan

Un bon visuel, comme un bon slogan, est celui que l’on remarque au premier coup d’œil. Il se distingue parmi une jungle d’images environnantes qui nous assaillent de toutes parts tout au long de la journée. Il est différent. Il se comprend en un instant. En passant en voiture alors que notre attention est captée par les dangers de la route. Enfin, un bon visuel se retient. S’il a provoqué en nous une émotion, nous a fait rire, nous a séduit par sa beauté, sa poésie… on se souviendra de lui comme d’une belle rencontre.

Une charte graphique pertinente

L'exemple du logo

Un logo ne peut se permettre d’être chargé d’arabesques avec un trop plein de messages à faire passer. Son efficacité repose sur un concept, une image qui n’est souvent pas figurative. Un bon logo est simple et se démarque de ses concurrents sans verser ni dans le mauvais goût, ni dans l’à-peu-près ou le peu convaincant. Le graphiste vous pose une série de questions – auxquelles vous devez répondre avec beaucoup d’implication – sur votre entreprise, sa personnalité, son positionnement sur le marché, ses ambitions, les messages qu’elle veut faire passer, son type de clientèle, sa cible… pour pouvoir vous proposer des solutions adaptées en terme de visuels et surtout mettre en avant votre particularité, votre valeur ajoutée. C’est l’élément essentiel à prendre en compte lors de la création d’un visuel, en particulier lorsqu’il s’agit du logotype, car c’est ce qui vous démarque des autres. Vous-même, n’avez-vous pas imaginé cette particularité pour faire la différence et gagner des parts de marché ? Avec un bon visuel, on se souviendra de vous. Vous pourrez attirer à vous une forme de validation. Un visuel amusant devient sympathique, un visuel sérieux inspire la confiance, un visuel clair qui va droit au but est rassurant car on sentira que vous n’avez rien à cacher.

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10 Octobre 2016

| L'impression grand tirage écologique |

L'impression grand tirage écologique

Vous avez un projet écologique et solidaire à promouvoir ? Voici, en image, le récap’ des choix de conception et d’impression les plus cohérents. Avant toute chose, réfléchissez bien à l’utilité de l’impression et à vos besoins. On cherche ici à limiter l’impact sur l’environnement mais celui-ci n’est hélas pas nul. Attention, des choix inadaptés peuvent amener à devoir réimprimer, source de gaspillage des ressources, de pollution et de dépenses inutiles.

Ci-dessous retrouvez les meilleurs choix pour une conception graphique éco-responsable, pour dénicher l’imprimeur engagé et reconnaître les labels qui vont vous aider.

Osez amorcer un vrai dialogue avec votre imprimeur, si d’autres clients remontent les mêmes demandes celui-ci pourra plus aisément y satisfaire. Songez que de petites structures n’ont pas forcément les moyens d’obtenir un label mais peuvent faire de beaux efforts environnementaux par ailleurs. Et méfiez-vous de celles qui voudront paraître plus vertes qu’elles ne le sont, nous venons de voir que certains logos ne sont pas soumis au contrôle d’une tierce personne.

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06 Juillet 2016

| Quand le carton prend vie |

Quand le carton prend vie

Auriane Kida, artiste-plasticienne à Nantes, nous questionne sur l’animal, sa représentation et la matière.

Sculpture d'un renard
Photo de l’exposition « La bête, le monstre et la machine », février 2016, Nantes, espace écureuil

Bouquetin, cerf et renard de carton. Mille et mille fragments découpés puis collés les uns aux autres dans le respect de la matière. Faciès morcelés qui évoquent déjà le mouvement musculaire, créatures en action mues par leurs intentions. Et le regard… L’animal-œuvre d’art s’anime.

Oiseaux figés
Fausses taxidermies

Leur faisant face, immobiles sur leurs perchoirs, des oiseaux sans têtes : les intentions, la pensée animale… toutes absentes. Le siège de la conscience et des émotions est évincé au profit d’une mécanique froide, une horloge sensée marquer le temps mais interrompue dans sa course immuable. Sur son site, Auriane Kida évoque un possible écho avec la conception controversée de « l’animal-machine » de Descartes. (D’ailleurs, ce dernier usait fréquemment de l’image de l’horloge aux complexes rouages pour étayer son hypothèse.)

Parfois cri de couleur, la plume s’oppose au carton, produit banal de notre quotidien, accessible et jetable à l’envie. Pourtant, le produit de l’industrie semble rendre l’animal plus « réaliste » que l’élément extrait du réel même.

L’être de carton, plus vivant que l’être de plumes.

http://www.aurianekida.com/

Oiseaux de carton
Prédateur ailé

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08 Juin 2016

| Et si ça ne me plaît pas ? |

Et si ça ne me plaît pas ?

C’est peut-être votre cas comme cela a été le mien avant d’entreprendre des études dans le graphisme : je me demandais comment il était possible qu’un graphiste puisse proposer des idées qui fonctionnent, exact reflet de l’esprit d’une entreprise, alors que son créateur aurait mis 5 peut-être 10 ans à comprendre l’essentiel de ce qui fait sa différence. Comment cela se passait-il s’il n’y avait aucune proposition qui ne convienne ?

Prise de brief
Prise de brief, l'étape essentielle

Pas de création sans le brief initial

Finalement, j’ai compris que la question ne se posait pas ainsi au fur et à mesure que je découvrais le métier car, en réalité, on ne part pas à l’aveuglette. Le travail de préparation est très important, il ne faut surtout pas le négliger mais au contraire lui apporter une attention considérable. La clef de voûte de ce travail de préparation qu’effectue le graphiste, c’est-à-dire le moment où il se renseigne sur les visuels de la concurrence, ceux du marché – au sens restreint et au sens large – pour nourrir sa réflexion, se fait à partir d’un document essentiel que nous nommons le brief.

Le brief concerne votre entreprise, sa « carte d’identité » la plus détaillée possible, l’action que vous voulez mener, ses caractéristiques… Vous êtes une entreprise de grande envergure, moyenne ou individuelle ? Votre façon de communiquer ne sera pas la même. N’hésitez pas à transmettre vos communication antérieures, dites si selon vous elles ont fonctionné ou non, si elles reflètent bien votre état d’esprit et votre message. Dans le cas de la création d’un logotype, on se concentrera sur l’entreprise. Si c’est une opération, toute la charte graphique doit être communiquée (logo, couleurs, documents officiels). Posez-vous les bonnes questions. Quel est le but de ma campagne, qui dois-je attirer ? Ai-je défini ma cible ? Est-ce ma clientèle actuelle à laquelle je m’adresse ou à une cible plus large que je souhaite conquérir et en quelles proportions ?

En préparant les réponses, vous faites avancer le rendez-vous et le rendez plus efficace. Sans préparation, vous disposez déjà des réponses à la plupart des questions. Ce document permet toutefois de préparer des éléments, dont les documents visuels de référence, et de pousser la réflexion concernant l’objectif précisément visé au cours de l’opération. Les propositions fournies seront alors le reflet de votre demande. Évoquer des visuels qui vous parle ou au contraire, ceux qui ne reflètent pas votre image, montrez-les afin d’éclairer votre propos. Toutefois, bien que cela soit tentant, ne restons pas figé sur une conception visuelle qui a fait forte impression, non seulement le plagiat est interdit mais, de plus, ce qui a fonctionné dans une situation tient souvent à un équilibre très fin et quelques modifications produisent un visuel qui n’aura pas la même force. L’emprunt sera dès lors visible.

En graphisme comme dans tout : sortons de l’ordinaire !

Le graphiste vous proposera au minimum des propositions « pros », qui « font sérieux » ou inspirent confiance et il recherche en parallèle un moyen de se démarquer. Plus le temps alloué à la recherche du visuel est important, plus nous augmentons les chances de trouver des solutions les plus pertinentes possibles. A l’inverse, lorsque l’on réduit à l’excès le temps à y consacrer, il devient impossible de trouver une idée tout à fait originale car le terrain n’aura pas été suffisamment balayé pour sortir du déjà-vu. Le visuel percutant est celui qui est différent. Si nous voyons un étal de pommes vertes et jaunes au milieu duquel on a placé une pomme bien rouge, notre attention sera attirée par cette dernière. Ainsi, vous devez vous démarquer pour attirer l’attention de vos clients potentiels. C’est un défi délicat à relever ; un humour mal manié peut faire des ravages. Vous donneriez l’impression d’avoir cherché par tous les moyens à attirer l’attention mais la maladresse n’en serait pas moins visible et rédhibitoire. Il vaut mieux demeurer sobre, professionnel et délivrer un message clair plutôt que de vouloir l’originalité au détriment de la clarté du message ou de la confiance que vous porte vos clients.

Vos retours : de préférence concis et allant à l’essentiel

Pour en revenir aux solutions apportées par le graphiste, plus vous lui laissez du temps, moins il y aura de risques d’erreurs, plus vous êtes sérieux sur les renseignements apportés, plus le graphiste sera à même de vous proposer une solution pertinente et si les trois propositions ne vous conviennent pas, il y a des possibilités de retours. Deux ou trois remarques peuvent induire beaucoup de changements rectifiant les écarts y compris en présence d’une proposition très différente voire opposée à ce qu’on aurait souhaité. Attention, il faut aussi savoir distinguer ce que vous aimez personnellement et ce qui parle à votre cible. Dans un article précédent, j’évoquais des imprimeurs qui conçoivent vos visuels sans disposer de graphiste professionnel dans leur équipe et, s’ils répondent à vos attentes, ils ne sauront pas toujours vous apporter le recul nécessaire sur vos idées. L’œil du graphiste est habitué à voir de véritables créations graphiques chaque jour, il est le plus à même de vous diriger vers ce qui fonctionne selon votre position sur le marché. En vérité, un visuel ne fonctionne pas de manière universelle, ce qui convient à une société anonyme dans tel milieu et tel marché peut ne pas fonctionner pour une TPE.

Il ne faut donc pas s’inquiéter à l’avance des résultats à venir. On réduit de beaucoup les possibilités d’erreurs grâce au brief créatif. On s’approche de la solution la plus adaptée avec les échanges lors des rendez-vous ou via Internet. La technologie nous permet d’abuser de la communication ce qu’il ne faut pas hésiter à faire. C’est souvent un défaut de communication qui entraîne des pertes de temps ; à l’inverse une très bonne communication en fait gagner beaucoup. Noyez votre graphiste de toutes les informations que vous jugerez nécessaires.

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11 Avril 2016

| Le pas cher coûte cher |

Le pas cher coûte cher

Le neveu qui se débrouille sur photoshop

Pour économiser, on peut être tenté de faire appel à son neveu qui a cracké photoshop, à un graphiste d’un parcours professionnel ou de formation obscure mais qui facture à très bas coût, ou encore à l’imprimeur lui-même, celui qui n’a pas dans ses services de graphiste professionnel et qui n’évalue pas de surcoût pour le travail de mise en page demandé.

Cochon tirelire
La quête du moins cher fait perdre temps et argent.

Vous remarquerez très tôt que votre neveu a des qualités indéniables sur photoshop mais aucune pour s’adresser avec pertinence à votre cible. Le graphiste obscure, sans origine et sans client, propose des idées de logo ou d’affiches esthétiques en soi mais qui ne s’adaptent ni à votre philosophie ni à l’image que vous avez soigneusement travaillé auprès de vos clients. Quant aux imprimeurs habitués à voir défiler les documents graphiques (logos, cartes de visite, enseignes, signalétiques pour les utilitaires…), ils suivront vos demandes, vous écouteront, cependant, ils ne proposeront pas réellement de solutions créatives et ils appliqueront un peu trop à la lettre ce que vous leur demanderez. Leurs connaissances sont surtout liées au travail d’imprimeur et pas nécessairement au terrain graphique ni à la réception des visuels par votre cible. Vous pourrez aimer personnellement le résultat, si vous n’avez pas une aide extérieure qui vous permette de prendre du recul sur ce qui doit, non seulement être le reflet fidèle de l’image de votre entreprise mais aussi parler à votre cible, alors vous risquer de faire fausse route et d’obtenir des retours peu enthousiastes voire négatifs.

Et le vrai graphiste qui vous fait gagner temps et argent

Dans les cas que nous avons vu, vous voilà obligés de faire appel à un véritable professionnel du graphisme comme vous aviez voulu l’éviter au départ. Qu’en est-il au final ? Votre démarche vous a fait perdre du temps : expliquer l’identité de l’entreprise, son type de clientèle, le produit qu’elle propose, sa solution, sa position sur le marché, qui sont ses concurrents, ses objectifs en matière d’évolution… Et elle vous a aussi fait perdre de l’argent ; il faut payer deux intervenants – aussi peu cher soit le premier c’est un surcoût inutile – parfois réimprimer les documents, sans oublier le manque à gagner quand votre premier visuel n’attirait pas votre cible.

Réfléchissez bien avant de prendre la décision qui paraît, au premier abord, la moins chère. Faites appel à un graphiste professionnel qui a déjà eu des clients satisfaits.

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